
Kindred a organisé une block party épique à San Francisco
Comment nous rassemblons la communauté locale.
Pour de nombreuses personnes LGBTQIA+, le voyage est une quête de confort et de sécurité. Trois membres de Kindred partagent comment ils utilisent leurs propres domiciles pour créer un réseau mondial d'espaces accueillants et de confiance.

Que signifie se sentir chez soi dans le monde ? C’est une question que le voyage nous pose souvent. Pour certain·e·s, la réponse est simple. Mais pour beaucoup, surtout au sein de la communauté queer, le monde n’offre pas toujours un atterrissage en douceur.
Le voyage a toujours été une quête de connexion, mais pour beaucoup de voyageur·euse·s queer, le parcours porte un poids plus profond. Il peut être une forme d’auto‐préservation, une rébellion silencieuse et une recherche profonde d’appartenance.
Ce thème a été magnifiquement exploré dans un article récent sur les voyages queer dans Marie Claire UK, qui a mis en lumière les manières fortes utilisées par la communauté pour se construire au‐delà des frontières. C’est une conversation que nous voyons se dérouler chaque jour au sein de Kindred, où les membres transforment leurs domiciles en sanctuaires de confiance et de connexion.

Mon domicile convient-il à Kindred ?
Pour les membres Chadi Zeneddine et son partenaire, Roberto Acosta Velazquez, dont l’histoire était racontée dans l’article, l’amour lui‐même était un acte qui franchissait les frontières. Chadi vient du Liban, Roberto du Mexique, et ils se sont rencontrés à Beyrouth — une ville qu’ils décrivent comme « vibrante et complexe quand il s’agit d’amour queer ».

« Pour nous, traverser les frontières est devenu une forme de rébellion silencieuse », explique Chadi. « Ça nous a permis non seulement d’échapper au jugement, mais aussi de remettre activement en question les normes qui essayaient de définir nos identités. » S’installer à Madrid leur a permis de mener une vie plus libre et plus visible, et ils ont rejoint Kindred pour offrir cette liberté à d’autres.
« C’est notre façon de transformer l’hospitalité en solidarité », explique‐t‐il. « Nous avons mis notre appartement sur la plateforme parce que nous croyons en la création de domiciles sûrs et chaleureux pour des gens comme nous, des endroits où l’amour n’est ni remis en question ni caché. C’est une forme plus discrète d’activisme : ouvrir son domicile à quelqu’un qui n’a peut‑être jamais eu cette sécurité auparavant. »
“Nous avons mis notre appartement sur la plateforme parce que nous croyons en la création de foyers sûrs et chaleureux pour des gens comme nous, des endroits où l'amour n'est ni questionné ni caché.”
Cette idée — le domicile comme sanctuaire que l’on peut partager — est puissante. Mais que se passe‑t‑il quand le besoin de communauté dépasse un seul appartement ?
Tomás Drouin, un homme trans et voyageur fréquent dont l’histoire a également été présentée dans Marie Claire, a ressenti cet appel. Après une année à parcourir le monde, il a trouvé son sentiment d’appartenance dans la vibrante communauté queer de Lisbonne et a été inspiré pour construire quelque chose de durable. Il a fondé Aconchego House, un espace communautaire à but non lucratif où les personnes LGBTQIA+ locales et les voyageur·euse·s peuvent se retrouver. (Il partage son temps entre la capitale portugaise et Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries.) « Je sais que rencontrer des personnes LGBTQIA+ pendant mes voyages a été une énorme partie de mon parcours », dit Tomás.
“Les rencontres avec des personnes de la communauté LGBTQIA+ pendant mes voyages ont façonné une grande partie de ma vie.”
Il est convaincu que les déplacements des personnes queer au‑delà des frontières apportent « représentation, sentiment d’appartenance et espoir » aux communautés locales. Son travail consiste à créer un ancrage permanent pour cette connexion — un espace physique qui dit : « tu as ta place ici ». C’est un sentiment auquel, chez Kindred, nous croyons de tout cœur.

Depuis des décennies, Fire Island à New York est un lieu spécial pour les personnes LGBTQIA+. Jon Staff, un membre de Kindred qui possède un magnifique domicile à Cherry Grove — ce que l’on appelle la « plus ancienne ville gaie et lesbienne d’Amérique » — ressent un profond sentiment de responsabilité envers cet héritage. « Les personnes LGBTQIA+ ont une longue histoire de création de lieux et de cultures incroyables, puis d’être déplacées », dit‑il. « Nous nous sentons responsables de faire notre part pour le protéger pour les personnes queer. »

Pour Jon, partager son domicile sur Kindred est une façon d’y contribuer concrètement. Cela lui permet d’ouvrir cet espace historique à d’autres membres de la communauté, en particulier à celles et ceux qui, autrement, ne pourraient peut‑être pas en faire l’expérience. Il cherche à héberger des personnes qui viennent « honorer et participer à ce qui rend cet endroit si spécial ».
“Les crédits c'est bien,” dit-il, “mais le sentiment que nous éprouvons lorsque nous recevons un mot de remerciement de quelqu'un qui non seulement a eu l'opportunité de découvrir cet endroit mais y a apporté quelque chose, compte beaucoup pour nous.”
“Les crédits c'est bien, mais le sentiment que nous éprouvons lorsque nous recevons un mot de remerciement de quelqu'un qui non seulement a eu l'opportunité de découvrir cet endroit mais y a apporté quelque chose, compte beaucoup pour nous.”
Un sanctuaire personnel, un point de rencontre communautaire, un héritage partagé. Ce sont les espaces que les membres de Kindred créent et partagent. Leurs histoires nous rappellent que l’hospitalité, dans sa plus belle expression, est un acte de reconnaissance. C’est une promesse de sécurité, un geste de solidarité et une célébration du monde magnifique et diversifié que nous méritons tous d’explorer. C’est la conviction que, où que tu sois, tu peux trouver ta communauté. Tu peux trouver un endroit à appeler domicile.


Comment nous rassemblons la communauté locale.

Le designer suédois vend ses objets de design pastel uniques dans des domiciles Kindred à travers l’Europe. Voici un reportage sur la route.

Lors des échanges de domiciles, que nous soyons le visiteur ou l’hôte, nous nous efforçons tous de « être comme Bob ».